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Résiscreen

Le lexique de la vie sociale en résidence senior et en EHPAD

Vingt-et-un mots du secteur, définis un par un : ceux de la résidence services seniors, de la résidence autonomie et de l’EHPAD, ceux de l’affichage sur les téléviseurs, et ceux du logiciel qui les tient. Résiscreen publie ce lexique parce qu’un directeur nouvellement nommé, un élu de CCAS ou une famille n’ont pas à deviner le vocabulaire d’un métier pour poser une bonne question.

Les trois familles de mots

Le vocabulaire d’une résidence se range en trois tas : celui du secteur, celui de l’affichage, celui du logiciel. Chaque entrée est autonome et porte son adresse, pour qu’on puisse la citer seule.

Le secteur

Les mots qu’on entend en réunion de direction, en conseil de la vie sociale et dans un dossier de financement.

Résidence services seniors (RSS)

Une résidence services seniors, ou RSS, est un immeuble de logements privés destiné à des personnes âgées autonomes, qui y louent ou y achètent un appartement et souscrivent à des services de la vie quotidienne : restauration, animation, conciergerie, sécurité.

Une RSS n’est pas un établissement médico-social : elle n’accueille pas de soins, et son enjeu est la vie sociale et le remplissage du restaurant. C’est la cible première de Résiscreen — des seniors actifs qui consultent le programme de la semaine eux-mêmes, sur l’écran du hall ou depuis leur portail résident.

Résidence autonomie

Une résidence autonomie est un établissement médico-social qui loue de petits logements à des personnes âgées autonomes, le plus souvent porté par un CCAS ou par un organisme à but non lucratif, avec des prestations minimales obligatoires dont l’animation de la vie sociale.

Elle s’appelait autrefois foyer-logement. Ses équipes sont réduites, souvent une seule personne pour l’animation et la communication, et son forfait autonomie finance précisément des actions de prévention dont l’animation fait partie.

EHPAD

Un EHPAD est un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, c’est-à-dire un lieu de vie médicalisé qui accueille des personnes qui ne peuvent plus vivre seules chez elles.

Un EHPAD dispose d’une équipe soignante et d’un médecin coordonnateur, ce qui le distingue d’une résidence services seniors et d’une résidence autonomie. Résiscreen y sert la vie sociale — l’affichage, l’animation, le lien avec les proches — et n’entre sur aucun sujet de soin.

Résident

Un résident est la personne qui habite l’établissement : jamais un « patient », puisque ce n’est pas un hôpital, jamais un « client », puisque c’est un domicile.

Le mot commande le reste du vocabulaire. On dit « la page de la personne » et non « le dossier », qui en résidence désigne le dossier de soins. Résiscreen emploie « résident » partout dans son interface, y compris dans les messages d’erreur.

Proche

Un proche est la personne rattachée à un résident — un enfant, un conjoint, un ami, un tuteur — qui reçoit les nouvelles de la maison.

« Famille » désigne un groupe, « proche » désigne quelqu’un : c’est le proche, pris un par un, qui reçoit une invitation, voit ou ne voit pas une photo, et perd son accès si le lien cesse. L’application des proches de Résiscreen est construite sur ce lien nominatif, et non sur une liste de diffusion.

Conseil de la vie sociale (CVS)

Le conseil de la vie sociale, ou CVS, est l’instance où les résidents et les proches élus s’expriment sur le fonctionnement de l’établissement, devant sa direction.

C’est là que remontent la qualité des repas, le programme d’animation et, très souvent, l’état de l’affichage. Un écran éteint depuis six mois devient un sujet de CVS avant de devenir un sujet technique : la vraie échéance d’une résidence privée d’affichage est la date du prochain conseil.

Animation

L’animation est le métier qui organise la vie sociale de la maison : le programme des activités, les sorties, les temps collectifs et les fêtes.

Ce n’est pas un supplément d’âme, c’est un poste, un budget et un programme. Résiscreen part de ce programme : ce qui est saisi une fois devient une diapositive sur le téléviseur du hall, une carte pour les proches et une ligne de la feuille imprimée.

Forfait autonomie et conférence des financeurs

Le forfait autonomie et la conférence des financeurs sont deux financements publics dédiés à la prévention de la perte d’autonomie, dont relèvent les actions d’animation et de lien social.

Le forfait autonomie est versé par le département aux résidences autonomie pour financer des actions de prévention, dont l’animation de la vie sociale. La conférence des financeurs, réunie dans chaque département, soutient des projets de prévention plus larges. Ce sont les deux leviers à connaître quand on monte un projet d’équipement dont l’objet est le lien social.

HDS (hébergeur de données de santé)

L’agrément HDS, pour « hébergeur de données de santé », est la certification exigée en France de toute entreprise qui héberge des données de santé à caractère personnel pour le compte d’un professionnel ou d’un établissement.

Résiscreen n’est pas concerné, et c’est une décision assumée : le produit ne traite aucune donnée de santé — ni pathologie, ni traitement, ni transmission de soin — et les colonnes qui pourraient en porter sont fermées en lecture comme en écriture par un privilège de la base de données. Un logiciel de vie sociale n’a pas besoin d’un agrément HDS ; il a besoin de ne pas collecter ce qu’il n’a pas à connaître.

L’affichage

Les mots qu’on rencontre dès qu’un écran est accroché dans un hall, et qu’il faut comprendre pour comparer deux offres.

Affichage dynamique

L’affichage dynamique est la diffusion, sur un écran, de contenus qui changent seuls selon l’heure et selon ce qui a été publié, sans que personne ne touche à l’écran.

En résidence, il remplace la feuille A4 imprimée le lundi et scotchée à la porte du restaurant. La différence entre un afficheur générique et un logiciel métier tient en une phrase : l’un vous demande de composer des diapositives, l’autre part des données déjà saisies. C’est le parti pris de l’affichage de Résiscreen.

Écran et kiosque

L’écran est le téléviseur accroché dans le hall ; le kiosque est la page web qu’il affiche en permanence.

La distinction devient utile le jour où l’on change de prestataire : on change de kiosque sans changer d’écran. Le kiosque de Résiscreen est un programme séparé du reste, écrit sans framework et sans dépendance, pour tourner sur des navigateurs anciens — le matériel le plus ancien éprouvé à ce jour est un iPad sous iOS 10.3. Voir la reprise d’un parc d’écrans.

Appairage

L’appairage est le geste qui rattache un écran à une résidence : l’écran affiche un code de six caractères, quelqu’un le saisit dans le poste de l’équipe, et l’écran bascule en lecture.

Aucune manipulation technique n’a lieu sur le téléviseur : ni câblage, ni installation, ni boîtier à acheter. Dans Résiscreen, l’appairage est manuel, écran par écran : trente écrans, trente codes. Il n’existe pas d’appairage en masse.

Gabarit

Un gabarit est le modèle de mise en page d’une diapositive : celui du menu du jour, celui du programme, celui des anniversaires.

Chez Résiscreen, les gabarits forment un registre fermé de huit modèles : ce qui n’y figure pas ne s’affiche pas dans un hall. Aucune page libre ne remonte de la base de données vers l’écran, ce qui est une décision de sécurité autant que de lisibilité.

Ciblage

Le ciblage consiste à restreindre une publication à une partie de l’établissement — une zone, un bâtiment, un étage, un seul écran — au lieu de la diffuser partout.

Une information de restaurant n’a rien à faire dans un étage de chambres, et une alerte d’ascenseur ne concerne qu’un bâtiment. Le ciblage de Résiscreen s’arrête à la zone et à l’écran : un écran ne s’adresse pas à une chambre en particulier, car la table des écrans ne porte aucun lien vers un résident.

Préemption

La préemption est le comportement d’une alerte qui fige la rotation des diapositives et couvre l’écran entier jusqu’à ce qu’on la retire.

C’est le comportement des situations tendues : un ascenseur bloqué, une porte condamnée, une famille attendue à l’accueil. Dans Résiscreen, la personne qui publie l’alerte choisit : l’alerte couvre l’écran, ou elle prend simplement son tour devant les autres gabarits.

Battement de cœur

Le battement de cœur est le signal qu’un écran envoie à intervalle régulier pour dire qu’il est toujours vivant.

Chaque écran de Résiscreen bat toutes les 60 secondes, et son silence remonte au poste de l’équipe. C’est ce qui permet de savoir qu’un écran est muet avant qu’un résident ne le remarque, plutôt que de l’apprendre en passant devant.

Mode hors ligne

Le mode hors ligne est ce qu’un écran affiche quand le réseau tombe : le dernier contenu qu’il a reçu, et rien d’autre.

Un écran noir dans un hall est un incident, pas un désagrément : il se voit de loin, il inquiète, et il tombe un dimanche. Le kiosque de Résiscreen continue donc de dérouler ce qu’il a en mémoire et signale discrètement qu’il n’est plus à jour, au lieu d’afficher un message d’erreur.

Le logiciel

Quatre mots qui décident de ce qu’une équipe voit, de ce qu’elle peut faire, et de qui répond de ces règles.

Zone et espace

Une zone est une division de l’établissement — un bâtiment, un étage, une aile — et un espace est un lieu que l’on peut réserver, comme un salon ou une salle d’activités.

Chez Résiscreen, un espace réservable est une zone : il n’existe qu’une seule liste de lieux, qui sert au ciblage des écrans comme au planning partagé des salles. Deux listes de lieux à tenir à jour finissent toujours par diverger.

Portail résident

Le portail résident est l’accès personnel du résident lui-même à la vie de la maison, distinct de l’application destinée à ses proches.

Un résident autonome consulte son programme, s’inscrit à une activité et demande une salle sans passer ni par sa famille ni par l’accueil. Les deux accès ne montrent pas la même chose et n’ouvrent pas les mêmes droits : voir le portail résident.

Rôle et permission

Un rôle dit qui vous êtes dans l’établissement — direction, accueil, animation, cuisine, maintenance, lecture — et une permission dit ce que vous avez le droit de faire.

Résiscreen compte 6 rôles et 20 permissions métier, bornées à un établissement. Elles ne sont pas appliquées par l’interface mais par la base de données : masquer un bouton n’a jamais empêché personne d’ouvrir une adresse.

RLS (sécurité au niveau des lignes)

La sécurité au niveau des lignes, ou RLS, est le mécanisme par lequel une base de données décide elle-même, ligne par ligne, ce qu’un compte donné a le droit de lire et d’écrire.

Dit simplement : ce n’est pas le logiciel qui décide de ce que vous voyez, c’est la base — et un logiciel mal écrit ne peut donc pas ouvrir une porte. C’est aussi ce qui rend vérifiable le cloisonnement entre deux établissements d’un même groupe, comme l’explique la page des raisons de choisir Résiscreen.

Un mot manque ?

Ce lexique est tenu à la main et il est incomplet par construction. Si un terme de votre quotidien n’y figure pas, ou si une définition vous paraît fausse, écrivez-le-nous : nous corrigerons la page, et nous le dirons.

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Voir ces mots à l’œuvre

Un lexique explique le vocabulaire ; il ne montre pas ce qu’il donne à l’écran. On ouvre une résidence de démonstration avec votre programme de la semaine, et vous jugez sur pièces.